Le lezard dans la peau
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A quoi reconnaît-on un passionné de terrariophilie ? Au fait que quand vous venez à sa rencontre, il a souvent un reptile ou une petite bestiole dans la main. .. Jérémie Hemmache ne déroge pas à la règle. C'est après avoir donné des blattes à manger à des lézards (avec une grosse pince, tout de même) qu'il nous serre la main... et nous parle avec passion de son amour pour les reptiles. |
De Mastaing à Béthune
Membre du Cercle aquariophile et terrariophile Flandres Artois depuis 1999, cet habitant de Mastaing, à proximité de Douai et Valenciennes, n'hésite pas à faire une bonne heure de route pour venir donner à manger aux lézards hébergés au Béthunarium.Il n'y vient, en moyenne, qu'une à deux fois par mois, et fait escale à la Charité quand son emploi du temps de commercial le lui permet.
Le lézard avant tout
Jérémie Hemmache et les lézards, c'est une histoire d'amour qui remonte à des années : « Quand j'étais petit, j'aimais bien les dinosaures. Puis, à douze ans, j'ai eu mon premier lézard. Mes parents m'ont permis de vivre ma passion à fond, en m'accompagnant un peu partout ». Son premier lézard ? « C'était un dragon d'eau, qui a vécu quinze ans... Il est mort il y a deux ans ». Le Béthunarium en possède d'ailleurs un. « Ensuite, j'ai toujours eu des lézards. Mais aujourd'hui je n'ai plus grand-chose », explique Jérémie Hemmache, dont la passion pour la terrariophilie a eu tendance à jouer au yo-yo : « On peut en arriver à un point où on est écoeuré, parce qu'on a trop de bêtes chez soi. Le terrariophile peut être un boulimique... Alors on relâche parfois un peu et puis après, on replonge. Cela évolue... »,continue celui qui, malgré son amour de la terrariophilie, n'en oublie pas moins les limites.
Un engagement
Et le membre du Catfa de critiquer le côté « business » de l'activité, avec cette recherche « de quantité », et tous ces abandons de Nac (Nouveaux animaux de compagnie). « Quand on prend un lézard, ou autres, chez soi, c'est un engagement envers un être vivant. Mais aujourd'hui, il y a malheureusement trop de négligence... »
Une salle à sa charge
Depuis quelques mois, une salle consacrée aux lézards a vu le jour au Béthunarium. « J'ai supervisé la création de cette salle, et depuis son ouverture, Didier Loiseau, le président du club, m'a demandé de m'en occuper. Voilà pourquoi j'y attache autant d'importance... Je regarde comment les lézards s'acclimatent au club, je les contrôle... Mais tout cela est encore au stade de développement ».
De belles rencontres
La bourse aux reptiles, Jérémie Hemmache s'y rend chaque année. Lors de ce rendez-vous, devenu incontournable pour tous les fanas d 'aquariophilie et de terrariophilie dans le Nord de la France, il dit rencontrer « des gens ayant plein de choses à nous apprendre. J'y participe donc avec intérêt, mais je n'y ai pas de stand car je ne fais pas de reproduction d'animaux... »
T. M.




