D'amateurs à éleveurs, Christian et Eddy entament leur mue
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Ils ont trouvé ce qu'ils étaient venus chercher. Un pogona phasé rouge pour Eddy Vandort, deux orange pour Christian Bouchez. Après plusieurs heures à déambuler entre la salle Olof-Palme et le Dojo, dimanche, la bourse aux reptiles a tenu ses promesses pour les deux amateurs lensois. |
« On préfère faire un tour avant pour comparer les prix, la taille de l'animal, et voir si c'est un mâle ou une femelle », commente Eddy. En matière de pogona, une variété de lézard, le salon est réputé.
Un élevage sous condition
A ces dépenses, le Lensois vient d'ajouter un nouvel investissement, 180€ pour un incubateur : Christian Bouchez se lance dans la reproduction. En bonne et due forme. Sans matériel, ses deux pontes précédentes de 18 et 15 oeufs n'ont pas tenu le coup. « Il faut les mettre entre 27° et 30° et après, on n'y touche plus », reprend son compagnon Eddy. Ce dernier point intervient après avoir séparé la progéniture de papa-maman, car la paternité ne transpire pas dans les gênes de ces reptiles. « Il faut les retirer tout de suite, sinon le mâle les tue.» Si ce n'est pas lui, c'est la femelle qui s'en chargera.
C'est précisément pour dénicher des femelles que les deux compères ont fait le déplacement. Une heure avant l'ouverture, ils ont rejoint la file d'attente. Les premiers sont arrivés à 8 h 30. Derrière eux, la queue serpentait sur une centaine de mètres, jusque sur les places couvertes du parking Auchan.
Eddy, Christian et leurs amis ne voulaient pas prendre le risque de voir une occasion leur passer sous le nez. Le premier s'est entiché d'une jeune rouge-orangée dont il a pu rencontrer les parents, pour se faire une idée du caractère de l'animal. Pendant ce temps-là, Christian s'était mis en quête d'un deuxième pogona. La première, orange, il l'a dégotée pour 30 E. « Normalement c'est une femelle », espère-t-il. La petite n'ayant qu'un mois, son vendeur a dû la sonder pour tenter d'en déterminer le sexe. Au bout du compte, « ce sera au petit bonheur la chance. » L'avenir de l'élevage repose sur ses frêles écailles. •
ALINE CHARTREL
Contrairement à ce qui a été marqué dans notre édition du 29 août, la bourse aux reptiles n'a pas attiré 200 visiteurs de plus que l'année dernière, mais quasiment mille !




